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Des renoncements nécessaires

Pour conserver de l’espace libre dans sa tête, le manager doit renoncer à la perfection d’une part et à la disponibilité totale de l’autre.

L’activité du manager est, par définition, fragmentée et discontinue. Il commence quelque chose et, s’il n’y prend garde, a toutes les chances d’être interrompu avant de l’avoir achevée. Sa tête finit par être encombrée de chantiers commencés mais pas terminés, de décisions en « stand by ».

Ces encombrements et embouteillages consomment une énergie psychique considérable synonyme de fatigue et, dans certains cas, de troubles plus embêtants, comme l’insomnie par exemple. La « To Do » liste et sa gestion restent un moyen pour le manager de retrouver de l’espace dans sa tête.

Le manager devra alors renoncer. A son perfectionnisme d’abord, le souci de trop bien faire ronge nombre de managers. Il doit apprendre à faire des impasses, à piloter en mode dégradé.

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Mais il doit aussi renoncer au fantasme de la porte ouverte. La disponibilité totale du manager est un mythe. Il doit apprendre à dire non, à, sinon fermer sa porte, du moins ne la laisser qu’entre-ouverte. Ses collaborateurs doivent apprendre que sa porte est ouverte, mais sous conditions, c’est-à-dire à des moments déterminés, pas trop longtemps, pas pour n’importe quoi,… Là aussi, il tirera profit à ramener de son dernier séjour à l’hôtel un panneau « don’t disturb » à accrocher à la porte de son bureau.